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3eme épisode. Ombres sur les nombres


Les semaines précédentes, nous avons abordé le sujet des feux d’artifices, en distinguant ce qui se voit de ce qui ne se voit pas. Autrement dit ce que vous parvenez à déchiffrer dans les catalogues, devis et arguments des acteurs du marché, et ce qui vous échappe complètement parce que soigneusement occulté.

Le manque de vision globale sur cette activité conduit les acheteurs publics à rédiger leur dossier de consultation avec le handicap de ne pas savoir comment choisir et départager les candidats.

Pis, les acheteurs publics sont amenés à introduire dans leur dossier des critères de choix fondés sur l’arithmétique ou la subjectivité.
- Par exemple le nombre total de projectiles… Que dire de compter pour 2 projectiles 1 projectile de 8 mm, (une comète) et 1 projectile de 200 mm (une bombe d’artifice contenant 50 comètes de 8 mm) ? Que dire d’un bouquet de 84 projectiles de 8 à 200 mm ?
Combien de projectiles de 8 mm, combien de bombes de 200 mm, voilà la vraie question.
Même si on comptabilise les projectiles par calibre, comment le contrôler ? En tout cas pas en comptant dans le ciel.
Le nombre total de projectile manque, à lui seul, de pertinence.
- Autre exemple, le poids total de matière active… Outre le fait qu’il y a plusieurs sortes de matières actives plus ou moins performantes, ce poids est parfaitement invérifiable. Il n’est donc pas recevable.
- Nombre de personnes sur le pas de tir… Comme si la quantité de personnes présentes sur place avait une incidence sur la qualité du spectacle. Au contraire, le nombre de « personnel » sur place devrait avoir une influence négative sur le spectacle car la main d’œuvre a un coût. A condition qu’elle ne soit pas clandestine.

Au niveau de la subjectivité, la qualité de la bande son, la qualité artistique, l’originalité des produits… Or le problème est donc de trouver des critères objectifs qui permettent, non pas hélas à coup sûr la plus belle prestation, mais la meilleure façon de choisir l’entreprise la plus sérieuse. Celle qui est à même de vous fournir une prestation exempte de risques connexes.

Un bon critère de tri est d’exiger du fournisseur qu’il soit respectueux des règles et règlements régissant l’explosif. Car comment peut-on prétendre être le meilleur alors qu’on n’est même pas capable de se plier aux exigences de base de l’exercice de l’activité.

La semaine prochaine, nous aborderons le métier d’artificier… qui n’existe pas !

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