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L’impéritie de l’establishment a pour origine une particularité culturelle qui tient pour une large part au recrutement spécifique des « élites ». Celui-ci combine les réseaux affinitaires de « l’intelligentsia » et la mainmise des hauts fonctionnaires.
D’une part la sélection dans les « grandes écoles », passage obligé pour arriver aux pouvoirs, prend l’allure de l’hérédité plus que celle de la valeur. L’enseignement y est hors sol voire obsolète. Elle secrète des pseudo experts plus au prise avec la défense de leurs privilèges qu’avec la réalité.
D’autre part les fonctionnaires, hauts ou bas, mais toujours omniscients tout en étant ordinairement incultes dans les domaines pour lesquels ils sont en responsabilité et en autorité sans contrôle. Leur souci principal étant de donner le change sans prendre de risque.

Plus le dossier est chaud, plus la posture est tourmentée par les efforts faits pour botter en touche sans le montrer. C’est le cas de la sécurité des citoyens par rapport au risque d’attentat à l’aide d’explosifs dont l’approvisionnement est facile en France à cause justement de cette impéritie.

Le prix à payer, par les citoyens, peu ou pas protégé contrairement à ce que les médias en disent, sera lourd. Il n’est que de comparer les facilités d’entrer dans un lieu public comme un supermarché, avec celles pour pouvoir entrer dans une administration. Cette situation est le résultat de l’aveuglement volontaire et de la surdité délibérée pour justifier de l’entêtement débile à ne pas faire appliquer la loi.

Le délabrement moral et institutionnel du pays et de ses « élites » fait que le pouvoir se contente de demies mesures qui tapent, en plus, délibérément à côté. Par exemple durcir au-delà du raisonnable la procédure de déclaration des spectacles pyrotechniques (si on lit bien les exigences), tirer un, et un seul, artifice de catégorie F4 dans son parc, doit être déclaré en préfecture au moins un mois (pour certaines préfectures qui adaptent la loi à leur manière) à l’avance. Ce que personne ne fait. Par contre aucune réaction lorsque des tonnes d’explosif sont stockées régulièrement en pleine ville par des « professionnels » connus et identifiés.

Pourquoi ne pas s’intéresser à l’origine des articles composant les spectacles pyrotechniques ?

La traçabilité est pourtant inscrite dans la loi. Où ont-ils été achetés ? stockés ? manipulés ? transportés ? Cà n’intéresse pas les services de contrôle qui ont des œillères « Cà ne relève pas de moi » s’entend-t-on répondre couramment. A côté de çà une débauche d’exigences de sécurité technocratiques gérés par des fonctionnaires ignorants mais soucieux d’avoir le parapluie le plus large possible contre un désintérêt total de la traçabilité de ces explosifs pourtant déjà utilisés de manière détourné. Un souci tartuffien de ne pas gêner le commerce (alors que le sujet est la réglementation) contre un acharnement à ne contrôler de façon tatillonne, que ceux qui respectent ces réglementations.

Faute de comprendre que le phénomène n’est pas uniquement dans la sécurité du public lors des spectacles pyrotechniques, à ne traiter que l’apparent, les pouvoirs publics se condamnent à attendre le prochain attentat pour constater, un peu tard, que l’artifice de divertissement est un explosif aussi efficace que les autres.
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